Partie 1 : Le matin où mon chien n’arrêtait pas de gratter à la porte

Ézoïque
Après l’accident, certains objets de Lily avaient disparu. Je comprenais pourquoi, mais ça n’en rendait pas la chose plus facile. Chaque objet était comme une partie d’elle enfermée derrière une porte que je ne pouvais ouvrir. Parmi eux, son pull jaune préféré. Doux, lumineux et gai, c’était son vêtement fétiche du week-end. Quand elle le portait, je la reconnaissais entre mille.

Ce pull m’a manqué plus que je ne l’aurais cru.

Daniel dormait encore à l’étage, sa respiration irrégulière. Je ne voulais pas le réveiller. Il avait besoin de repos, même par courtes périodes fragmentées.

Ézoïque
Je fixais le brouillard au loin quand je l’ai entendu.

Gratte. Gratte. Gratte.

Au début, je n’y ai pas prêté attention. Notre chien Baxter avait l’habitude de rester dehors le matin. Il avait un coin douillet sur la véranda et adorait la fraîcheur. S’il voulait rentrer, il aboyait une ou deux fois. Mais là, c’était différent.

Ézoïque
Le son était urgent. Aigu. Presque paniqué.