Les médecins affirment qu’il ne reste que 4 heures pour sauver son cerveau après un AVC, mais la plupart des gens ne remarquent pas ces signes.

Agir rapidement dès les premiers signes d’un AVC peut faire la différence entre une guérison complète et un handicap à vie.
Les quatre premières heures suivant l’apparition des symptômes constituent la « fenêtre d’or » pour le traitement.
Il est crucial de reconnaître les signes avant-coureurs à l’aide de l’acronyme simple « FAST » !
Il y a des choses spécifiques que vous devez faire — et que vous ne devez PAS faire — si vous soupçonnez un AVC.
La prévention est possible grâce à de simples changements de mode de vie.
1. Comprendre ce qu’est réellement un AVC
Un accident vasculaire cérébral ( AVC ) est une attaque contre le cerveau. Il survient soit parce qu’un caillot bloque la circulation sanguine (AVC ischémique), soit parce qu’un vaisseau sanguin se rompt et provoque une hémorragie dans le cerveau (AVC hémorragique). La plupart des AVC (environ 80 %) sont dus à une obstruction : un minuscule caillot se déplace dans le système sanguin et prive le cerveau d’oxygène. Dès l’apparition des symptômes, chaque seconde compte !

2. Chaque minute compte : La fenêtre dorée
Vous disposez d’environ quatre heures, parfois jusqu’à quatre heures et demie, pendant lesquelles les médecins peuvent accomplir des miracles. Des médicaments appelés thrombolytiques peuvent dissoudre les caillots et rétablir la circulation sanguine, mais seulement s’ils sont administrés dans ce laps de temps. Passé ce délai, le risque d’hémorragie grave lié à ces médicaments augmente et vos chances de guérison complète diminuent considérablement. C’est pourquoi votre intervention rapide à domicile est essentielle.

3. Apprenez à reconnaître les signes avant-coureurs avec « FAST »
Il n’est pas nécessaire d’être médecin pour reconnaître les symptômes d’un AVC. Il suffit de se souvenir du mot « FAST » (agir vite !) qui signifie « vite » et désigne les principaux symptômes à surveiller :

F : Visage – Demandez à la personne de sourire. Si un côté du visage est affaissé ou asymétrique, c’est un signe d’alerte.

A : Bras – Demandez-leur de lever les deux bras. Si un bras retombe ou s’ils ressentent soudainement un engourdissement ou une faiblesse d’un côté du corps, c’est un signe important.

S : Parole – S’ils se mettent soudainement à bafouiller, à dire des bêtises ou à ne pas pouvoir répondre à des questions simples, agissez immédiatement.

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T : Chaque seconde compte. Appelez immédiatement le 911 si vous remarquez l’un de ces signes.

Bonus : Yeux – Une perte soudaine de la vision d’un œil, une vision double ou des yeux qui louchent sont également des signes avant-coureurs.

Si vous observez l’un de ces signes, n’attendez pas ! Même si les symptômes s’atténuent après quelques minutes (ce qui peut arriver), un accident ischémique transitoire (AIT) est tout aussi urgent. Il s’agit souvent d’un signe avant-coureur d’un AVC plus grave.

4. Que faire si vous soupçonnez un AVC ?
Appelez immédiatement les services d’urgence. N’attendez pas de voir comment la situation évolue et n’essayez pas de conduire vous-même la personne, sauf en cas d’absolue nécessité. Les ambulanciers peuvent alerter l’hôpital afin qu’il prépare l’équipe et le matériel adéquats, ce qui représente un gain de temps précieux. Si possible, notez l’heure exacte du début des symptômes. L’hôpital a besoin de cette information pour adapter le traitement.

5. Ce qu’il ne faut PAS faire en cas d’urgence liée à un AVC
Il existe quelques mythes bien intentionnés mais DANGEREUX qui peuvent coûter des vies :

Ne donnez ni à manger ni à boire. De nombreuses victimes d’AVC ont des difficultés à avaler, ce qui peut entraîner un étouffement ou une pneumonie.
N’essayez pas de faire baisser leur tension artérielle brutalement. Il est normal que la tension artérielle augmente lors d’un AVC ; la faire baisser brusquement peut réduire l’apport sanguin vital au cerveau.
Ne vous piquez pas les doigts ni les orteils. Ce remède de grand-mère n’a aucun fondement scientifique et fait perdre un temps précieux.
6. La magie de l’hôpital : comment les médecins inversent les AVC
À votre arrivée dans un hôpital bien équipé (idéalement doté d’une unité neurovasculaire et d’un scanner cérébral fonctionnant 24h/24 et 7j/7), les médecins réaliseront rapidement un examen d’imagerie cérébrale. En cas d’AVC ischémique (obstruction), des médicaments thrombolytiques puissants pourront vous être administrés, mais uniquement si vous arrivez dans les délais impartis et si l’intervention ne présente aucun risque. Dans certains cas, un spécialiste peut également retirer le caillot à l’aide d’un fin cathéter : il s’agit d’une procédure appelée thrombectomie mécanique, qui peut être réalisée même légèrement au-delà des quatre heures initiales pour certains patients. Dans tous les cas, la rapidité d’arrivée à l’hôpital est primordiale.